Rougon possède un bel exemple de rucher - passion, visible dans le mur de la ‘crêperie du mur d’abeilles’, ancien potager.

Les fleurs apparurent il y a 100 ou 150 MA.

L’abeille existerait depuis environ 40 MA, elles devinrent insectes sociaux il y a 10 à 20 MA.

Apis mellifera, mouche porteuse de miel : les hommes crurent d’abord que les abeilles transportaient le miel trouvé sur les fleurs vers la ruche, ils ne comprirent que bien plus tard que les abeilles le fabriquaient.

Au début, l’homme pillait les colonies sauvages (faille rocheuse ou tronc creux) en récoltant les gâteaux contenant le miel.

Les arbres porteurs d’essaim étaient coupés et transportés près des habitations où les abeilles pouvaient être surveillées et leur miel plus accessible. C’est la base de l’apiculture aux XIVe et XVe siècles, même si les Egyptiens, bien plus tôt, il y a 4500 ans, construisaient déjà des abris artificiels en terre cuite.

Les hommes logent d’abord leurs abeilles dans des troncs d’arbre évidés recouverts d’une pierre, puis des ruches simples en paille au XVIe, puis en bois ( ruche du latin rusca : écorce). Mais, avec ces ruches, il fallait détruire les abeilles pour récolter le miel.

Seules les ruches à cadres mobiles permirent de garder la colonie en vie et de lui laisser les provisions nécessaires pour passer l’hiver.

C’est  Columelle, agronome latin du premier siècle qui préconise le regroupement des ruches en ‘mur à abeilles’ conçu pour les protéger des intempéries et des divers prédateurs .Ce principe de   construction a profité des grands défrichements des XVIIIe et XIXe siècles.

A ce jour, plus de 130 ‘niches à ruches’ ont été recensées en France, importants vestiges d’une apiculture de rapport qui a du être particulièrement prospère dans la deuxième moitié du XIXe siècle, début XXe.

Les ruches étaient placées dans des niches creusées l’une à côté de l’autre, à intervalles plus ou moins réguliers, dans les murs de châteaux ou des monastères, mais également dans les fermes et dans les jardins potagers des maisons de campagne.

 

 © Textes Mariani Nadine